Cécile Loyer / chorégraphe
Violaine Schwartz / écrivain

L’hippocampe mais l’hipoccampe # édition 2014

Dans un espace réduit comme l’intérieur d’un cerveau, Violaine Schwartz et Cécile Loyer exercent en direct leurs mémoires et s’inventent des règles pour mettre à l’épreuve gestes et mots dans un même souffle, un même tempo : séries de phrases à répéter dans l’ordre, dialogues de gestes en boucle, les informations s’accumulent, les ordres n’arrêtent jamais, chaque jeu en appelle un autre, jusqu’à ce que les corps bégaient et la mémoire sature, sollicités à l’extrême. Surchauffe dans l’hippocampe. C’est alors une accumulation de ratages, d’erreurs, d’inversions de mots, de gestes, de sens, créant du tragique, du loufoque, et de la poésie à la fois.
Et ça recommence. Depuis le début. Mais quel début ? Le début d’hier. Tu te souviens ? Non.
« L’hippocampe a deux P et un C, ou deux C et un P, selon les jours et les humeurs, tantôt Hippo, tantôt Campe, l’hippocampe est un caméléon, il se camoufle dans les prairies sous marines, sous les plis du cortex, l’hippocampe est un animal fabuleux mais l’hippocampe est une machine à souvenirs »

Cécile Loyer, chorégraphe

Diplômée du CNDC, Cécile Loyer est interprète auprès de Héla Fattoumi et Eric Lamoureux, Catherine Diverrès, Josef Nadj, Karine Ponties et Caterina Sagna.

En 2000, une bourse Villa Médicis hors les murs lui permet de travailler trois mois à Tokyo auprès de Mitsuyo Uesugi, danseuse et chorégraphe de butô ; elle créé Blanc, son premier solo au Japon. Puis suivent deux autres soli, Ombres et Détail en collaboration avec Jean-Baptiste Bernad et Ariztia. Elle continue sa recherche auprès de Mitsuyo Uesugi et crée un duo en 2003, Pupi. Elle créé ensuite le solo Raymond (au paradis) dans le cadre des Rencontres Internationales de Seine St-Denis (avril 2003), Rois (2004), Fiasco +, une installation vidéo/son (2005). Entre 2000 et 2005, elle assista Mitsuyo Uesugi lors de ses stages en Europe. En 2007, elle créé avec Thomas Lebrun, Que Tal, ou comment vouloir peut être un problème et son premier solo pour un homme, Blanc ou la mariée est un homme ce soir. Elle créé en collaboration avec le musicien Eric Brochard (contrebassiste) Morpho performance en duo. Elle co-dirige la résidence d’artistes La Pratique à Vatan.

Violaine Schwartz, écrivain

Comédienne-chanteuse formée à l’école du Théâtre National de Strasbourg, Violaine Schwartz fait du théâtre depuis 1990. Elle a notamment travaillé sous la direction de Jacques Lassalle, Ludovic Lagarde, Charles Tordjman, Frédéric Fisbach, Jean Philippe Vidal, Ingrid von Wantoch Rekowsky, Jacques Rebotier, Jean Lacornerie, Jean Boilot, Dominique Pifarély, Etienne Pommeret, et dernièrement avec Célie Pauthe, Pierre Baux et Irène Bonnaud.

Elle a créé un tour de chant autour du répertoire réaliste, en duo avec la contrebassiste Hélène Labarrière. Elle participe depuis juin 2010 à l’émission « Des papous dans la tête ».

En qualité d’auteur, elle a écrit trois pièces radiophoniques, réalisées par France Culture : Le calvaire de Noël, Noire pointée et A l’Ouest. Son premier roman « La tête en arrière » (éditions POL - 2010) a fait l’objet d’une adaptation radiophonique, réalisée par Laure Egoroff, dans le cadre des microfictions (France Culture. Octobre 2010). Son deuxième roman « Le vent dans la bouche » (éditions POL -2013) a fait l’objet d’une adaptation théâtrale aux Théâtre des Subsistances à Lyon (2013 - mise en scène de Pierre Baux et Violaine Schwartz).

Edition 10 / 10 mars - 15 avril 2016

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