PRÉAMBULE / DEAMBULATION
Des librairies de l’Est Parisien, formant le collectif LIBR’EST, s’associent à la manifestation et ouvrent leurs portes aux performances des artistes programmés lors de cette édition 3. Entre geste et parole, la découverte s’opère au gré des performances imaginées par les écrivains et chorégraphes selon les lieux qui les accueillent.
Performances dans des librairies de l’Est Parisien (collectif LIBR’EST)
mardi 3 mars à 20 heures
LECTURE PERFORMANCE
Nathalie Pernette et Gwenaëlle Stubbe
Le Comptoir des Mots
239 r Pyrénées 75020 PARIS – M° Gambetta
Entrée libre sur réservation : 01 47 97 65 40
Apéro-lecture Qui est Qui ?
autour des portraits de Gwenaëlle Stubbe- écrivain
Mardi 24 mars à 19h
« Je rentre Au bal perdu, ne connais personne, m'assois au comptoir du bar, sors mon micro-ordinateur, ça y est. Je vise une personne au comptoir qui m'a l'air bien, d'abord c'est simple, il faut que je tourne lentement autour du comptoir, que je l'approche, que j'arrête des gens qui discutent ou quelqu'un en train de lire. Et c'est là que ça commence, de suite, ça y est on parle, et tout va vite, pourquoi venez-vous dans ce bar ? vous aimez cet endroit ? vous travaillez dans le coin ? vous habitez par là ? et les choses s'enchaînent… Un contrôleur de bus, une fromagère-secrétaire-de-direction-contrôleuse des voies publiques, un homme des pompes funèbres, le super-speed livreur de pizza de Bagnolet… » Gwenaëlle Stubbe
Le bal perdu
2 rue Charles Graindorge - Bagnolet
(M° Gallieni, ligne 3) en face de l’Hôtel de ville
vendredi 27 mars 2009/20H
Ouverture du festival
Banquet littéraire Lilas en scène / Les Lilas
|
|
Nous vous convions à un banquet où les mots auront autant d’importance que les mets !
Vous avez un texte, un poème que vous aimez bien (maximum 2 pages)…
Nous vous proposons de venir le partager en le lisant aux autres convives de la soirée.
Vous pourrez à cette occasion découvrir une partie des écrivains et des chorégraphes de l’édition 09 de concordan(s)e.
Ils vous dévoileront aussi leurs coups de cœur.
mardi 31 mars et mercredi 1er avril 2009/20H30
« Petite Pièce avec Olivia »
Carlotta Sagna
chorégraphe
Olivia Rosenthal
écrivain
A l'issue de la représentation, rencontre en présence des artistes avec Edwige Phitoussi, critique arts visuels et vivants.
|
|
Un geste de nous.
Il a fallu que quelqu’un nous l’apprenne. Nous avons écouté les échos, c’est tout. Et après, nous avons ajouté une touche, en fait nous ne l’avons pas ajoutée, elle s’est collée, cette touche, sur le geste, elle l’a parasité. C’est ce qui explique qu’on nous reconnaisse.
Carlotta Sagna / chorégraphe
Carlotta Sagna a suivi une formation auprès de sa mère, Anna Sagna, chorégraphe et pédagogue à Turin. Puis à l’Académie de Danse Classique de Monte-Carlo et à Mudra à Bruxelles. Elle a dansé dans plusieurs créations de Micha Van Hoecke, avec la Compagnie L’Ensemble, avec Anne Teresa De Keersmaeker et Rosas, et dans les pièces de Caterina Sagna.
Elle s’oriente ensuite plus vers le théâtre et rejoint en Italie la compagnie théâtrale La Valdoca de Cesare Ronconi, avant d’intégrer, en 1993, Needcompany dirigée par Jan Lauwers.
Elle est interprète dans toutes les pièces de Jan Lauwers et signe les chorégraphies de « Caligula », de « Morning Song » et de «Needcompany’s King Lear ». En 2000 elle joue dans « DeaDDogsDon´tDance/DjamesDjoyceDeaD », puis dans le long métrage joue Goldfish Game. Deux ans plus tard, Jan Lauwers crée « No Comment », quatre monologues pour comédiennes, dans lequel elle interprète le rôle de Salomé.
Avec sa sœur Caterina Sagna elle a créé « La Testimone », duo dansé et joué sur des textes originaux de Lluisa Cunillé; puis Relation Publique où elle joue son propre rôle de sœur/co-chorégraphe. Elle accompagne la pièce de Caterina Heil Tanz en prenant en main la direction d’acteur.
Avec le soutien de Needcompany, elle a créé en 2002 sa première pièce « A », où elle met en scène Lisa Gunstone et Antoine Effroy dans leurs propres rôles de danseurs/comédiens.
La SACD et le Festival d’Avignon 2004 lui proposent de participer au « Sujet à Vif », à cette occasion, elle appelle Jone San Martin et lui écrit « Tourlourou », une sorte d’hymne à l’interprète : Le rôle sera repris par Lucy Nightingale.
En 2005, elle s’installe en France et crée sa compagnie. Elle crée en février 2007, une pièce pour 4 interprètes « Oui, oui, pourquoi pas, en effet ! ».
Elle travaille actuellement sur sa prochaine création « Ad Vitam » (création 2009), solo dont elle sera l’interprète et qui explore les frontières entre folie et normalité.
Olivia Rosenthal / écrivain
Olivia Rosenthal a publié sept récits aux éditions Verticales dont « Puisque Nous sommes vivants » (2000), « Les Sept voies de la désobéissance » (2004), « Les Fantaisies spéculatives de J.H. le sémite » (2005). Elle a obtenu le Prix Wepler et le prix Pierre Simon (« Ethique et société ») pour « On n’est pas là pour disparaître » (2007), son dernier livre. Sa première pièce de théâtre, « Les Félins m’aiment bien » (Actes Sud-Papiers), a été créée dans une mise en scène d’Alain Ollivier au théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis en janvier 2005. Depuis, elle a écrit « Les lois de l’hospitalité » (Inventaire/invention, à paraître) qui a été mis en scène par Marie Vialle aux Subsistances à Lyon en avril 2008. Par ailleurs, elle réalise régulièrement, en collaboration avec des cinéastes (Olivier Ducastel, Laurent Larivière), des écrivains (Denis Lachaud, Michaël Batalla, Patrick Chatelier), ou des metteurs en scène (Robert Cantarella) des performances pour divers lieux et festivals (festival d’Avignon ou de Manosque, Ménagerie de verre, Subsistances de Lyon, Lieu Unique à Nantes, Scène nationale de Poitiers, Théâtre National de Bordeaux Aquitaine…). Elle vient d’achever une pièce sonore intitulée Viande froide pour le 104, lieu artistique qui ouvrira ses portes en octobre 2008 à Paris. Elle sera auteur invitée au grand R. (Scène nationale de La Roche-sur-Yon), durant la saison 2008-2009 et y présentera ses travaux en cours.
vendredi 3 et samedi 4 avril 2009/20H30
 |
« Faites demi-tour dès que possible »
Pierre Johann Suc
chorégraphe
Pierre Charras
écrivain
|
« Faites demi-tour dès que possible » est un spectacle qui s’empare d’un questionnement autour de la mémoire, en malaxant une histoire de famille. Si le spectacle évoque une enquête, il attaque les soubassements de l’Histoire, en abordant les thèmes de la filiation, de la transmission, des rapports du corps à la mémoire.
Dans cette recréation, les questions se précisent, se dilatent, se décentrent, se fondent ou se percutent. Se conçoit alors une forme hybride, structurée en trois parties : le solo d’origine, un road-movie décalé, jouant des codes du reportage ou du carnet de voyage (la parole de René, le « témoin », se faisant une place au sein d’un collage audiovisuel, où tout est déconstruit), et une performance dansée où le solo change de statut. Car le chorégraphe met sur scène trois générations de sa propre famille, sur le mode de la transmission. Ces danseurs amateurs, qui étaient tout au plus concernés par la question identitaire, se prennent à réinventer la pièce.
Pierre Johann Suc / chorégraphe
Installés en France dans le département des Landes depuis 1998, Pierre-Johann SUC et Magali POBEL anciens étudiants du Centre National de Danse Contemporaine d'ANGERS (France) imaginent leurs premières pièces en 2000.
Qualifié de pluridisciplinaire, leur travail repose aujourd'hui autant sur la performance, la musique, le théâtre, ou les arts plastiques, que sur la danse.
Toujours avides de nouveaux projets, Pierre-Johann SUC et Magali POBEL ne conçoivent pas une vie de compagnie sans implications pédagogiques et sociales fortes.
Ainsi, ils créent en 2004 avec l'équipe du théâtre Le Parnasse, un festival de la création émergente à Mimizan (France), "Les Mouvementées" qui a lieu tout les ans au mois de juillet, ainsi qu’un vaste programme d’évènements pluridisciplinaires dans des espaces publics et privés de la Ville.
Pierre Charras / écrivain
Né à Saint-Etienne en 1945, Pierre Charras vit à Paris. Comédien et traducteur d'anglais, il a publié plusieurs romans dont « Monsieur Henri », prix des deux Magots (1995), « Juste avant la nuit » (1998), « Comédien » (2000) et « Dix-neuf secondes », prix du Roman Fnac 2003
Une silhouette frêle mais débordante d’énergie. Un ton désabusé vite démenti par le regard qui pétille, il joue de ses masques avec l’art consommé du comédien. Cet amoureux des mots n’aime rien tant que se travestir en écrivain, traducteur ou acteur. En acteur, forcément caché derrière le personnage, même dans les comédies qu’il chérit parce que le rire va si bien aux lumières du théâtre. En traducteur, si proche de l’interprète dans son rôle de transmission. En romancier qui dissimule l’essentiel entre les lignes, dans les silences. Trois vocations dont Comédien, son dernier roman propose un concentré sublime.
Professeur d’anglais dans les années 1970, Pierre Charras change de vie et devient comédien, puis alcoolique. « Quand j’ai cessé de boire, j’étais dans une sorte de rien. Etre alcoolique ça a un côté romantique et arrêter de boire demande un héroïsme total. Pendant quelques mois, on se trouve extraordinaire, puis après ça devient banal. Il faut trouver une posture. » Lui, choisit la « posture » d’écrivain. Rien de plus simple : il suffit de « garder un certain mystère en prononçant : J’écris ».
Il croise alors le chemin d’une jeune femme magnifique qui le croit, l’épouse et lui achète un stylo. Pour ne pas la décevoir, il se met à travailler. Dès la sortie de son premier roman en 1982, il s’aperçoit que la chose imprimée exerce sur elle un merveilleux pouvoir de séduction. Il ajoute dans un rire « … Alors, j’en ai écrit d’autres. Et ça marche encore».
mardi 7 et mercredi 8 avril 2009/20H30
 |
« Miniatures »
Nathalie Pernette
chorégraphe
Gwenaëlle Stubbe
écrivain
|
Je m’attache aujourd’hui à la création de trois miniatures pour deux danseurs contemporains. Chaque miniature sera pensée et chorégraphiée pour un lieu particulier cerné par un ensemble de questions. Qui habite et comment ? Lieu passant ou statique ? Quel environnement sonore ?
Pour ces Miniatures, je souhaite créer des créatures androgynes et volontairement asexuées. Des êtres sans cheveux mais cagoulés et bâtis sur le même modèle : silhouettes costumes et démarches, identiques au premier coup dœil, vêtements d’aucune saison particulière : trop couvrants pour l’été, trop légers pour l’hiver. D’étranges ombres noires.
Nathalie Pernette / chorégraphe
Après une formation classique et deux années d'études chez Françoise et Dominique DUPUY, Nathalie Pernette s'engage très tôt dans la voie de la composition. En tandem tout d'abord avec Andréas Schmid, elle signe sept chorégraphies en douze ans, dont quatre duos, reflets d'une intense relation. Elle crée sa propre compagnie en 2001 et poursuit en toute liberté une recherche gestuelle assortie de multiples croisements avec les arts plastiques, l'objet et les divers aspects de la musique vivante. Des questionnements au cœur des huit pièces au répertoire de la Compagnie.
Gwenaëlle Stubbe / écrivain
Née à Bruxelles en 1972, Gwenaëlle Stubbe vit aujourd'hui en France.
Poète et dramaturge, elle débute en 1999 avec “Un serpent de fumée", suivi de "Le Héros et sa créature" en 2002. Elle a publié une pièce de théâtre "L'incroyable histoire du Grand Gelbe" en collaboration avec Laurence Vielle.
Son dernier ouvrage “Salut salut Marxus” est paru aux éditions Al dante en 2006. Elle organise des ateliers d’écriture et des lectures-performances tantôt en français, tantôt en flamand.
Je pense (à l’instant) à cette idée que beaucoup de nos gestes, de nos actions sont strictement ridicules. Ils existent pour justifier des comportements purement biologiques. Se regarder à travers des mobiles animaux- voilà ce que je veux. J’ai de l’enthousiasme pour le désarticulé - chaque morceau défait oblige à revoir la surface - ici tout organisme est constitué de substances inadéquates (du végétal, de l’animal, et d’autres catégories non identifiables qui le boursoufle, le chauffe, le gonfle), la contamination, est ce qui me préoccupe.
mardi 7 et mercredi 8 avril 2009/20H30
 |
« Morpholab 2 » (Titre provisoire)
Philippe Combes
chorégraphe
Arnaud Cathrine
écrivain
|
Courts-métrages pour matière de corps
MorphoLab2 fait partie d’un projet sur 2 années (2008-2009) qui interroge la valeur du corps réel confronté au sens univoque, aux points de vue partiels qui en sont donnés par les médias et les technologies modernes. Il se concentre pour sa part sur le corps en trompe l’oeil et, à partir de photographies prises en studio par Agnieszka Podgorska, fait appel à la technique de pixillation pour l’animation. Sur le chemin de sa construction, il fait une halte par Concordan(s)e pour être mis en perspective par le regard d’Arnaud Cathrine.
Philippe Combes / chorégraphe
Philippe Combes construit un travail personnel en plaçant la question de la responsabilité de l’interprète, puis du spectateur, au centre de sa démarche. La création de la Compagnie Cave Canem en 2001 et ses rencontres avec Susan Buirge lui permettent d’approfondir sa recherche axée sur le geste, sur le lien entre danse écrite et danse d’état. Depuis 2006, il multiplie les collaborations avec des photographes, des vidéastes, et interroge les nouvelles relations au monde, aux autres et à soi-même, qu’induisent les technologies de l’image, en particulier les phénomènes de mise à distance de l’événement et du corps qu’impose la médiation de l’écran.
Arnaud Cathrine / écrivain
Né en 1973, Arnaud Cathrine a fait des études de lettres et d’anglais à Paris. D’abord plongé dans la musique (piano et chant), la lecture de McCullers et Faulkner provoque un déclic : il devient écrivain et publie son premier roman « Les Yeux secs » en 1998. Depuis, il a publié dix-neuf autres livres, dont onze destinés aux enfants ou à la jeunesse. En plus d’être un auteur prolifique, il a été chroniqueur pour France Culture, membre d’une commission du Centre National de la Cinématographie (CNC), écrit des textes pour le chanteur Florent Marchet et a adapté son roman « La route de Midland » au cinéma avec Eric Caravaca (sortie en 2004 sous le titre « Le Passager »).
Ses romans mettent en scène des personnages en proie aux traumatismes de l’Histoire et de leur histoire familiale. Dans son œuvre, où la mort est omniprésente, il aborde les thèmes les plus graves dans un style épuré. Ses personnages, hantés par la solitude et le deuil, lui ressemblent tous. Cependant, s’il évoque l’absence, c’est pour lui opposer une « résistance de vie ».
vendredi 10 et samedi 11 avril 2009/20H30
 |
« Le Maître de cérémonie »
Osman Kassen Khelili
chorégraphe
Pascal Morin
écrivain
|
Le dispositif très libre de collaboration entre écrivain et chorégraphe de Concordan(s)e a naturellement provoqué le point de contact entre les deux écritures: l'espace d'un doigt coupé...
Le projet global Cannibalisme, faits divers est un dispositif d'écriture chorégraphique dont "Le Maître de cérémonie" constitue l'ultime étape avant le Festin final qui cannibalisera les trois premières phases : 1ère dentition, 2ème dentition et Le Maître de cérémonie.
Intégrant les attitudes d'extases morbides des planches anatomiques, le contorsionnisme apprêté des volailles ficelées, le maître de cérémonie est un des éléments de la partition démiurge de la piéce finale. L'amputation des doigts renverra le marionnettiste aux risques du métier...
Osman Kassen Khelili / chorégraphe
Osman Kassen Khelili n’a de cesse de questionner l’identité, le multiculturalisme, les différentes formes d’intégration par la mise en place de processus anthropophagiques, formes d’assimilations culturelles.
Formé à la danse classique au Ballet Teatro Guaira de Curitiba au Brésil, Osman Kassen Khelili arrive en Europe en 1991. Il sera interprète pour L. King, A.T. de Keermaeker, C. Diverrès, F. Lambert.
En 1999, il fonde la compagnie Kassen K et il signe sa première pièce chorégraphique, « Para Nunca » Mais, puis « Deserto » (2000-2002), « No man… No chicken…” (2003), “Jet Lag” (2004), “Black List” (2005).
En 2002, il initie le cycle « (auto)portrait(s) », dans lequel il questionne la place de l’interprète et celle du chorégraphe : « Deserto 2 » (2002), « Solo por Katja « (2005) solo pour et avec Katja Fleig, « Mister K » (2005), personnage fictif absorbant et digérant les gestes qui l’entourent et enfin « Solo pour Marion » (2006), collaboration avec Marion Ballester. 2006 voit naître le premier volet d’un nouveau cycle, Transcontinental, engagement sur le long terme d’échanges entre France et Brésil.
Conjointement à la création, il mène des actions artistiques réactivant sans cesse ses interrogations sur l’identité, la culture et sa passation : la place de l’art dans la cité et ses différentes potentialités, la place de l’art dans le système éducatif ou encore la question de la transmission.
Pascal Morin / écrivain
Né à Nyons, dans la Drôme provençale, en 1969, Pascal Morin se passionne très tôt pour la lecture. Au lycée, il choisit la filière littéraire et entreprend après le baccalauréat des études de lettres qui le mènent de Lyon à Paris, où il intègre l’Ecole Normale Supérieure. Jeune agrégé passionné de Cinéma et de Spectacles, il diversifie ses recherches. Il enseigne le français pendant dix ans en Seine-Saint-Denis, puis au Lycée Voltaire, à Paris, et parallèlement, le cinéma à la New York University.
En 2004, il publie son premier roman, « L’eau du bain » (Ed. du Rouergue, et Ed. Babel n°701). Récit étrange et violent, ce roman retrace une semaine de vacances en famille, au cours de laquelle, le narrateur et ses deux frères endossent sans arrières pensées le costume de criminels. « Les amants américains » (Ed. du Rouergue et Ed. Babel n°761), qui paraît en 2005, a un ton bien différent. Le narrateur, abandonné par sa mère à la naissance, se rend vers elle pour la première fois et tente de comprendre ce qu’était la vie d’une jeune fille de seize ans dans les années soixante.
En 2006, « Bon Vent » (Ed. du Rouergue) explore des sentiments différents. Paul, habité par un chagrin d’amour, retrouve la force de marcher debout en faisant l’expérience du vol libre. La sortie du prochain roman de Pascal Morin est prévue pour septembre 2009.
vendredi 10 et samedi 11 avril 2009/20H30
   |
« Sur paroles »
Geneviève Sorin et Lulla Chourlin
chorégraphes
Susanne Joubert
écrivain
|
Deviser avec légèreté de la gravité, parler du non-sens, de l'envers de nos vies de femme à l'endroit, l'endroit de nos vies de femme à l'envers, s'engager à montrer l'âge, le corps, l'ombre. Dire ce qu'on ne dit pas.
Jouer des mots et des gestes déposés, dépossédés, vidés.
Etre crues
Parler le silence
Vibrer
Lulla Chourlin / chorégraphe
De formation américaine, Lulla Chourlin a développé un certain sens de la liberté du mouvement grâce à la rencontre déterminante de Steve Paxton et du Contact Improvisation dans les années 80, puis de la danse improvisée avec Julyen Halmilton et Simone Forti. Autre appui fondamental : le Body Mind Centering étudié aux USA, avec Bonnie Bainbridge Cohen, fondatrice du BMC. Le Body Mind Centering lui apporte une source de mouvement, une conscience du corps affinée qui joue sur la relation « intérieur/extérieur ». Son parcours artistique est fait de questionnements, de collaborations, de frottements avec d’autres arts. Le corps est sa matière première en transformation.
Geneviève Sorin / chorégraphe
Geneviève Sorin a son parcours d’improvisatrice essentiellement fondé sur les liens significatifs qu’elle entretient avec la musique, nés de sa rencontre avec de nombreux improvisateurs-performers et par sa pratique de musicienne. Elle passe du clavier fixe et horizontal du piano classique à celui mobile et vertical de l’accordéon. Son cheminement de chorégraphe, danseuse et musicienne l’a conduit dans des expériences où elle traverse divers terrains d’improvisation, allant de l’improvisation libre à l’aléatoire structuré. Depuis 1981 à Marseille, Geneviève Sorin n'a cessé de composer, d'écrire, de chorégraphier, de jouer. Bref, de dessiner une incroyable marelle où l'on trouve entre ciel et terre une trentaine de créations, plusieurs commandes chorégraphiques et musicales, une pièce radiophonique et deux disques.
Susanne Joubert / écrivain
Après une enfance passée en Corse, Suzanne Joubert vit et travaille à Marseille. Elle est, depuis 1994, auteur associé au Théâtre des Bernardines.
Elle écrit des textes essentiellement destinés au théâtre, édités aux Solitaires Intempestifs, aux Cahiers de l'Egaré, à Première Impression, aux Editions Néant .
Ces textes ont été créés par des metteurs en scène comme Alain Fourneau, François-Michel Pesenti, Xavier Marchand, Michel Simonot, Marie Vayssière, Alain Behar, Alexandra TobelaÏm, Youri Pogrebnitchko.
Ecriture non théâtrale : Cesena dans le paysage (Editions Les Solitaires Intempestifs), une commande du Théâtre des Bernardines dans le cadre du projet Tragedia Endogonidia de la Societas Raffaelo Sanzio.
Photos Osman Kassen Khelili : Fatima Rojas / photos Philippe Combes : Agnieszka Podgorska / photos Pierre Johann Suc : Marie Tribouilloy / Guy Delahaye