concordan(s)e

rencontre inédite entre un chorégraphe et un auteur

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EDITION 2008
Le Colombier - Bagnolet

mardi 8 et mercredi 9 avril 2008

autour de la création "Venenum amoris"

 

Yvann Alexandre

chorégraphe

Emmanuel Adely

écrivain


"Venenum amoris"

Exploration de la rencontre entre l’Un et l’Autre, ce qui compose leur corps à corps. Partage, fusion, danger, identité, pouvoir, conscience, inconscience …
La relation à l'Autre dans l'Amour... Un Pharmakon, à la fois poison et remède, si l' Autre est autant source de bien que de mal. si celui qui sauve a aussi le pouvoir d' abattre. Rencontrer, toucher, aimer l'Autre... accepter ce risque mais jusqu'à quel point? Rechercher un équilibre entre protection et affront, don de soi et pudeur... Accepter la possibilité que l'Autre partagera nos faiblesses. nos forces aussi... L'instant où l'on attend de recevoir un étrange venin, salvateur, réclamé comme un élixir de vie, comme un corps empreint d'un désir profond et immense qui ne demande qu'à être assouvi. Accepter un état de paralysie, doux et effrayant à la fois, une petite mort comme une porte vers une nouvelle aube. De ce corps à corps, se trouver Autre, par choix, par réaction, par domination. Et déjà, au loin, derrière soi, le tumulte qui s'éloigne... " ay.06

 
Yvann Alexandre / chorégraphe

Après une formation aux conservatoires de la Roche-sur-Yon et de la Rochelle, puis à l’école epsedanse et au CCN de Montpellier, il compose à dix-sept ans ses premières pièces et tout s’enchaîne : la Tentation d’Exister (Hivernales d’Avignon, 93), Orchiday’s ! et brumes d’amour (Festival international Montpellier danse, 94 et 95), décence (scène nationale de cavaillon, 97), LOONY quatuor féminin (rendez-vous chorégraphiques de sceaux, 98), intimoléum (festival international Montpellier danse, 99), observ. inpromptu (théâtre national de bretagne / festival). Au fil des saisons, il crée si demain s’arrêtait et excise (rendez-vous chorégraphiques de sceaux, 02 et 04) et trois petites formes, les aléas, K.EM et là. (Hivernales d’Avignon et le Centre National de la Danse à Paris, 02). Dernières creations : le solo féminin passages, 18 petits modules pour un espace urbain ou créations internationales le corps sombre, sextuor et Silences duos, Il est aussi l’invité des conservatoires supérieurs nationaux de danse de Paris et de Lyon, du Jeune Ballet du Québec ainsi que du ballet de lorraine / CCN de nancy. Après une résidence au Manège / scène nationale de la Roche-sur-Yon, la compagnie est depuis 2004 à Cholet où, outre ses créations, elle tisse une politique d’échanges, de rencontres et de transmission.


Emmanuel Adely / écrivain

Avec sept romans, dont un huitième à paraître en mars 2008 (Genèse, Editions du Seuil), de nombreux textes pour des revues (Ecritures, Inculte, Décapage, Talkie-Walkie), des pièces radiophoniques (France-Culture, Maison Rimbaud à Charleville-Mézières) et des écrits pour des films et vidéos, Emmanuel Adely est aussi bien homme de lettres qu’homme de parole. Dès son premier roman, Les Cintres (Ed. de Minuit, 1993), son écriture se distingue par l'usage du monologue et du « je » narratif, qui se poursuit avec Agar-Agar, Jeanne, Jeanne, Jeanne et Fanfare (Ed. Stock1999, 2000 / 2002), ou Mad about the boy (Ed. Joëlle Losfeld, 2003). Il ne s’agit pas pour l’auteur, d’autofiction, mais au contraire de  l’«envie de donner la parole aux gens, d’aller vers cette matière brute et de la donner à entendre au plus près d’une réalité orale», qui se traduit en 2005 par la parution de Mon Amour (Joëlle Losfeld), roman à voix multiples dans lequel la parole - présence immédiate et incontournable - devient action. Edition limitée et J'achète (Inventaire/Invention, 2007) poursuivent cette recherche sur l’oralité, et l'ouvrent à des champs plus immédiatement politiques qu'illustre No more reality, revue de presse quotidienne qu'il donne en ligne sur le site d'Inventaire/Invention depuis novembre. Son écriture passe par une déstructuration/restructuration très poussée des modes narratifs traditionnels. Ces jeux de langue, construits aussi autour de la fragmentation, du collage et de la répétition, créent un tournoi polysémique avant tout créateur de sens, et dans lequel le lecteur est aussi et d’abord acteur.


vendredi 11 et samedi 12 avril 2008

autour de la création "Les Pas dans les Pas"

 

Zaza Disdier

chorégraphe

Yan Allegret

écrivain


"Les Pas dans les Pas"

La chorégraphe propose et rêve, l’auteur réagit, modifie à son tour les propositions du corps. Un partenariat où une transmission se met en jeu entre un auteur et un danseur hip hop.

Sous l’impact de la voix, des mots, les styles de la danse hip hop émergent, anciens ou « new style », et rejoignent par l’improvisation une recherche intemporelle du corps total. Comme une évidence toujours fragile, une expérience toujours à renouveler, une tension entre violence de l’impact et jubilation. L’apport du mouvement au texte, la voix investissant le corps, s’imposent tant de par mon parcours et ma démarche que par celle de Yan Allégret.

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Zaza Disdier / chorégraphe – metteur en scène

Après une formation en danse classique et contemporaine, elle pratique l’enseignement et s’engage dans une recherche sur le mouvement dans les années 70. Assistante de Dominique Bagouet de 1986 à 1991, elle fait également de nombreuses incursions dans le théâtre (assistanat, formation initiale ou continue, Universités, amateurs) en France et à l’étranger (Portugal, Italie, Equateur), et crée sa compagnie Articulation afin de développer une forme nouvelle d’écriture mêlant texte et mouvement.
Engagée dans l’accompagnement du Mouvement hip hop dès 1994, elle innove avec « Vol plané » en 1996 (Prix Beaumarchais), « Bouge de là » en 1998, et clôt cette trilogie avec « La Tête à l’envers - petite histoire illustrée de la danse hip hop », toujours en tournée depuis 2001 . De plus, elle réalise des créations pour l’Etat, des Villes, des Scènes nationales et lors de résidences départementales (actuellement en Essonne). Chargée de mission sur les Rencontres des Cultures urbaines à la Villette pendant 4 ans, elle entame en 2006 un projet de mémoire sur les premiers danseurs hip hop à travers une exposition-vidéo « Les Pas dans les Pas ».


Yan Allegret / auteur - metteur en scène

Auteur, metteur en scène et acteur, Yan Allegret dirige la compagnie (&) So Weiter depuis 1998. Il a écrit et mis en scène de nombreux textes « Vermisse Dich » (1997),  « Jouer du piano Ivre » (1999),  « Elle respire encore » (2000), « Monstres » (2002), « Projet Solo » (2004), « Issue » (2006) et « La Plénitude  des cendres » (2007). Il a également écrit pour d’autres metteurs en scène : Clyde Chabot « La Communauté Inavouable », Michel Cerda (commande pour le Festival Opening Nights), Yvan Dmitrieff « la Lucarne ».
En tant qu’auteur, Yan Allegret est soutenu par la DMDTS et le Centre national du livre. Il a été lauréat de la Fondation Beaumarchais, résident à la Chartreuse de Villeneuve les Avignon et en 2006, résident de la villa Kujoyama au Japon pour l’écriture du spectacle « Hana no michi » qui sera créé en juillet 2008 au théâtre Agora à Tokyo. Ses textes sont édités à la Revue Littéraire des Editions Léo Scheer, aux éditions Les Impressions Nouvelles Paris-Bruxelles, aux éditions de l’Espace 34 à Montpellier. Parallèlement, Yan Allegret développe un travail photographique autour des arts du combat : « Dohyo », « Memories of the cage », de la chair et de l’écriture : « Hana no michi ».


vendredi 11 et samedi 12 avril 2008

autour de la création "Ay, Pepito ! "

 

Xavier Lot

chorégraphe

Ronan Chéneau

écrivain


"Ay, Pepito ! "

Souvenir de l’enfance quand les adultes parlant du travail, insistaient sur la transmission des savoirs d’une génération à l’autre !
« Mon père ouvrier chez Belin (aujourd’hui LU) y a fabriqué des tuiles aux amades en série pendant sept ans dans les années soixante ; moi, danseur et chorégraphe invité à danser et à filmer dans son ancien atelier de production, je reviens sur ces traces recréer le mouvement en lieu et place des machines à façonner, des fours, des pétrins, des balancelles et de ces hommes et de ces femmes qui faisaient vivre ces mécaniques.
40 ans plus tard ; revenir dans la mémoire de ces hommes et de ces femmes, éprouver de nouveau les mouvements de la fabrication, les déplacements dans l’espace de travail, vide de ces machines.
Que reste-t-il du rêve, de l’engagement, du don de soi pour l’entreprise ? » Xavier Lot

Xavier Lot / chorégraphe

Il découvre la danse à 21 ans, suit les cours classiques de Franck Malagoven, puis au Centre International de Danse de Rosella Hightower de Cannes, avant de débuter sa carrière au sein de différentes compagnies : Jean Rocheraud, Quentin Rouiller, Susan BUIRGE, Odile DUBOC, Pierre Doussaint, Isabelle Dubouloz, Jean-François Duroure, Hervé Diasnas, Francesca Lattuada, assistant de François Verret et Mathilde Monnier.
En 1994, il crée la Compagnie ULAL DTO. Depuis il a chorégraphié une dizaine de pièces dont « Next » quatuor pour deux circasiens, un danseur hip-hop et un percussionniste (1999), « Face à la mer » trio avec Christian Fennesz en live (2001) « Welcome to Bienvenue » création au Festival de Ouagadougou (2004) solo pour le danseur burkinabé Bienvenue Bazié, « Derrière les Mur/Murs » (2006) duo avec Bienvenue Bazié et Christophe Brombin.
Il co-organise, en partenariat avec Afrique en création, le Centre chorégraphique national de Montpellier et la Compagnie Salia nï Seydou des stages, des rencontres et échanges avec des danseurs et des chorégraphes africains, à Abidjan, Ouagadougou et Bamako. Toujours plus proche de l’être et de sa mouvance, de son imaginaire et de sa poétique, sa volonté est de ne pas rester figé dans un langage préétabli.


Ronan Chéneau / auteur

Après des études de philosophie, Ronan Chéneau se tourne vers la dramaturgie, travaillant en particulier avec le metteur en scène David Bobée / Groupe Rictus autour d’une dramaturgie originale, où le texte comme un matérieau brut se construit au cœur du plateau. Ses textes interrogent l’individu d’aujourd’hui, sa liberté politique, sexuelle… et puisent aussi bien dans la publicité, le journalisme grand public, la grande littérature que dans la vulgate politico-économique. Ses références se placent du côté des plasticiens et des poètes sonores. Il a obtenu la bourse du CNL en 2005. Il vient de terminer une trilogie sur la génération actuelle des 25-30 ans, dont les deux premiers volets, « Res / personna » et « Fées » (Ed Les Solitaires Intempestifs 2003 et 2004), ont été créés en 2004 au CND de Normandie et le troisième, « Les Cannibales », en janvier 2007 à l’Hippodrome - scène nationale de Douai.(Ed Les Solitaires Intempestifs/2005)


mardi 15 et mercredi 16 avril 2008

autour de la création "Comment dire…"

 

Guillaume Bertrand

chorégraphe

Anne Luthaud

écrivain


"Comment dire…"

Une invitation à une forme de voyage temporel. Du corps aux mots, des mots au corps, le corps mouvant, en mouvement, évolue et devient parlant. 
Nous proposons d’expérimenter une forme qui mette en jeu et en lien les pistes développées dans nos travaux respectifs. De l'origine de l'homme primaire à l'homme de notre « air ». Du mot premier et balbutiant à la fabrique possible d’un langage.

Guillaume Bertrand / acrobate - chorégraphe

Acrobate issu du Centre National des Arts du Cirque, Guillaume Bertrand revendique une forme de polyvalence artistique. Depuis 1997, il enchaîne les rencontres et affine sa démarche, soit par le biais du théâtre, des arts de la rue, de la danse, ou bien du cirque contemporain.
On a pu notamment l’apercevoir dans les spectacles de François Verret (Sur l’air de Malbrough), de Guy Allocherie (C’est pour toi que je fais ça !), de Philippe Goudard (le cirque Nu), de la compagnie Métalovoice (Oratorio industriel, la Presse) ou encore dernièrement de Josef NADJ (Il n’y a plus de firmament et Comédia Tempio).
Après avoir longtemps tourné avec un premier solo intitulé “Mathilde” (chorégraphie acrobatique), il crée en 2002, pour la Compagnie du 13ème Quai, un spectacle de cirque d’après le mythe de Faust intitulé “Pacte 2666”.
Auteur et interprète, il propose des temps de formation autour du corps et de l’acrobatie et tente ainsi de transmettre sa culture du spectacle.


Anne Luthaud / écrivain

Après des études de stylistique et d’histoire, Anne Luthaud a participé à la création de la Fémis avant d’en devenir directrice d’études, puis a travaillé dans l’édition. Elle a ensuite dirigé une revue, Cinémas croisés, y organisant notamment la rencontre d’écrivains et de « fabricants de cinéma ». Elle est l’auteur de deux romans remarqués, Garder (Verticales, 2002 ; Prix de l’INFL ; Prix de l’ENS Cachan), et Blanc (Verticales, 2006), et mène des travaux d’écriture (ateliers, interventions avec des plasticiens...) auxquels elle mêle un travail sur l’image. Lauréate du CNL en 2003, elle écrit aussi pour le théâtre, notamment Le Bleu de Madeleine (nominé aux Molières Jeune Public 2006), actuellement en tournée, Les clés, La grand- mère et la haine, monologues pour trois femmes, Les feuilletons : dans la série l’œuf et la banane… pièces mis en scène par Anne-Marie Marquès (les arrosoirs-compagnie), dans le cadre d’une collaboration au long terme. Comment l’écriture fabrique, construit, invente des espaces est l’une des questions qui conduit son travail d’écriture pour la scène. Question qu’elle explore également en écrivant des pièces radiophoniques (France Culture 2006, 2007…) ou lors de lectures publiques (Centre Culturel Français de Belgrade en 2005, Théâtre National de Bordeaux pendant le festival « Escale du livre » 2007, Festival Les Petites Fugues en Franche-Comté, Blanc par Nathalie Richard au Point Éphémère, septembre 2006).


mardi 15 et mercredi 16 avril 2008

autour de la création "En somme"

 

Marion Levy

chorégraphe

Fabrice Melquiot

écrivain


"En somme"

Endormissement, sommeil lent léger, lent profond, sommeil paradoxal et réveil.  Le sommeil décliné selon son propre cycle.
Mon désir de travailler sur le thème du sommeil s’inspire avant tout de ma difficulté à dormir. En rencontrant les médecins du Centre du Sommeil de l’Hôtel Dieu et en consultant les archives des Hôpitaux de Paris, le potentiel évocateur et artistique de ce thème s’est imposé à moi. Traduire chorégraphiquement et théâtralement le rythme et la structure des phases du sommeil est ainsi devenu le point de départ du spectacle En somme ! Partir du scientifique pour aller vers le poétique. Comme une mise en lumière du tiers invisible de notre vie, comme un laboratoire intime. En Somme ! réunira trois danseurs, deux comédiens et une vidéaste autour de textes de Fabrice Melquiot. Marion Levy

Marion Lévy / chorégraphe

De 1987 à 1989, Marion Levy suit une formation au Centre National de Danse Contemporaine d’Angers. Elle participe aux travaux chorégraphiques de Claude Brumachon, Michelle Anne de Mey et rencontre Philippe Découflé pour le défilé du Bicentenaire. De 1989 à 1996, elle est membre de la compagnie Rosas dirigée par Anne Térésa de Keersmaeker et participe aux créations et tournées internationales. En 1997, elle fonde la compagnie Didascalie. Depuis, elle crée  « l’Amusette » pour le Bal Moderne au Théâtre National de Chaillot, « Solo » dans le cadre du festival Octobre en Normandie, « Bakerfix » inspiré des mémoires de Joséphine Baker avec Arthur H, « la Langue des Cygnes » avec Denis Lavant au festival de Villeneuve-sur-Lot, « Duophonie » avec Michaël Lévinas pour l’ouverture de la Cité de la musique à Strasbourg. Elle co-réalise avec Emmanuel Salinger le court-métrage I(aî). Elle collabore pour le théâtre et le cinéma avec Victor Gautier-Martin, Bérengère Bonvoisin, Jean-Paul Salomé, Pascal Rambert, Cécile Backès, Christian Schiaretti, Yolande Zauberman, Philippe Calvario, Yves Beaunesne, Thierry de Peretti et Emmanuel Demarcy-Mota. Par ailleurs, elle enseigne au Conservatoire d’Art Dramatique de Paris, danse pour Laurent Pelly dans  « Platée » de Rameau à l’Opéra Garnier et reprend le spectacle « Mozart concert arias » avec Anne Térésa de Keersmaeker pour une tournée mondiale.

Fabrice Melquiot / auteur

Un baccalauréat audiovisuel obtenu , il suit une formation d'acteur et intègre la Compagnie de Emmanuel Demarcy-Mota. Parallèlement il écrit. En 1998 ses premiers textes pour enfants Les petits mélancoliques et Le jardin de Beamon sont publiés à l'Ecole des loisirs et diffusés sur France Culture. Il reçoit le Grand Prix Paul Gilson de la Communauté des radios publiques de langue française et, à Bratislava, le Prix européen de la meilleure oeuvre radiophonique pour adolescents. Ses textes sont publiés chez l'Arche Editeur. En 2003, « Bouli Miro » fut le premier spectacle jeune public à être présenté à La Comédie Française. Aussitôt nommé directeur de La Comédie de Reims, Emmanuel Demarcy-Mota l’invite à le rejoindre comme auteur associé et met en scène « L'inattendu » et «Le diable en partage ». Le compagnonnage se poursuit avec la création de « Ma vie de chandelle », « Exeat », « Marcia Hesse », « Wanted Petula ». IL reçoit Le prix SACD de la meilleure pièce radiophonique ainsi que le prix Jean-Jacques Gauthier du Figaro et deux prix du Syndicat National de la Critique l’ont récompensé pour « Le diable en partage » comme meilleure création d'une pièce en langue française et révélation de l'année. France Culture lui rend hommage en diffusant huit de ses pièces. Ses textes sont traduits en allemand, en espagnol et en italien.


vendredi 18 et samedi 19 avril 2008

autour de la création " Klap ! Klap !"

 

Christian Ubl

chorégraphe

François Tessier

écrivain - réalisateur


" Klap ! Klap !"


Prendre la représentation comme terrain de recherche, la regarder dans son ensemble afin de mieux comprendre ce qui se passe dans la salle.
Quelle est la place du public dans la représentation actuelle ?
Est-il, comme certains metteurs en scène l’ont dit, le « protagoniste » du jeu, le « premier partenaire » de l’acteur, le « quatrième créateur » du spectacle, ou n’est-ce là que mythologie ?
Et que peut signifier l’applaudissement qui vient clôture un évènement vivant ? Et si des applaudissements déplacés ou mal dosés empêchaient l’évolution des arts vivants ? Car l’espace et le temps dans lesquels ils naissent sont parfois complexes. Il y a des oeuvres vivantes que nous ne pouvons immédiatement applaudir, qui nécessitent un temps de respiration, parce qu’elles dépassent un simple spectacle vivant et provoquent un état d’âme profond. Dans ce cas précis, l’approbation pourrait-elle se faire finalement à travers un silence communicatif ? Le silence porte-t-il une force plus grande que le frappement de deux mains ?


Christian Ubl / chorégraphe

Né à Vienne (Autriche), Christian Ubl aborde la danse à travers un parcours très éclectique entre le patinage artistique et surtout les danses latines sportives. Attiré par la danse contemporaine, il suit des formations à l’étranger et en France où il continue sa formation artistique en intégrant pendant 2 ans la C.I.P (compagnie Coline) à Istre travaillant avec Luc Trembley, Robert Seyfried, Serge Ricci, Mirjam Berns, Louise Burns, Fabrice Ramalingom, Hélène Cathala, Fritz Lundi et Betty Jones, Thierry Bae et Françoise Murcia. Il poursuit son parcours d’interprète avec La Camionetta, Robert Seyfried, Abou Lagraa, en 2001 avec Michel Kelemenis, Daniel Dobbels et Christiane Blaise, puis en 2005 avec Thomas Lebrun. Il participe également à plusieurs projets vidéo danse pour Mathieu Bouvier et la Compagnie Preview à Lyon. En 2001, il crée avec Caroline Blanc l’association CUBe et le duo « Je commence à voir clair..» et le trio « Format A3 ». Suivront une résidence au 3bisF (Aix-en-Provence) et â l’Arsenic (Lausanne) poursuivant sa recherche chorégraphique en Solo avec le projet « May You Live in Interesting TimeS » et lors d’un échange franco-allemand à la Schwankhalle de Brême avec «ersatZtrip».

François Tessier / écrivain - réalisateur

Ce diplômé de l'Ecole Supérieure d'Etudes Cinématographiques commence à travailler comme assistant de production et chargé de post-production pour la télévision. Puis Il réalise Ceux que l’on cache, court-métrage sélectionné dans plusieurs festivals. Depuis quelques années, il est assistant-réalisateur pour Jeanne Labrune, Christophe Honoré, Sylvie Ballyot, Yann Gonzalez, Salomé Stévenin...Il travaille sur différentes mises en scène de théâtre, de concerts. En 2007, il rencontre l'écrivain Ariel Kenig et écrivent tous deux un court-métrage Boat People. Pour “les Correspondances de Manosque”, Il réalise la vidéo d'une performance d’après Quitter la France (Denoël) du même auteur.
Actuellement, il finit l’écriture d’un roman Intact et s'apprête à réaliser un moyen-métrage Un  Grand Garçon avec Jérémie Rénier qui évoque l’intimité et la sexualité des handicapés mentaux.
Il a collaboré régulièrement comme critique pour certains numéros de la revue l’Avant-Scène Cinéma.



vendredi 18 et samedi 19 avril 2008

autour de la création
"Au bois dormant...ou...à écrire le corps..."

 

Thierry Thieû Niang

chorégraphe

Marie Desplechin

écrivain

avec la collaboration artistique de

Patrice Chéreau


"Au bois dormant...ou...à écrire le corps..."

La rencontre dansée de duos singuliers entre adolescents autistes.
Quand rien ne vient de la parole, il vient toujours du corps. Un corps hors de lui même.
" les mots ne doivent pas parler pour le corps mais le corps pour les mots."
Faire danser un autiste- en dansant avec lui, en le dansant- c'est chercher du dehors celui qui est dedans. Il s'agit de faire corps pour faire sens et signe à la fois.

Thierry Thieu Niang / chorégraphe

Thierry Thieû Niang danseur et chorégraphe rassemble une équipe artistique de professionnels et d’amateurs, d’enfants et d’adultes autour de projets - danse, musique, arts visuels, philosophie et littérature- sur la thématique du territoire du corps et du corps du territoire en une pluralité d’actions comme des écrits et des pratiques, des rencontres et des ateliers, des formes improvisées et spectaculaires. La compagnie, implantée à Marseille, travaille aussi bien dans des écoles élémentaires que des hôpitaux, des écoles d’art, des maisons de retraite sous forme d’ateliers de pratique et de recherche chorégraphique et de parcours interdisciplinaires en partenariat avec différentes structures culturelles et des lieux de création et de vie plus inhabituels - friches, zones rurales, hôpitaux, musées, prisons.
Cette saison, il collabore aux créations « De la maison des morts » opéra de L. Janacek (mise en scène Patrice Chéreau et direction musicale Pierre Boulez à Vienne, Amsterdam, Aix- en- Provence, New York et Milan) ; «  Le chemin de Damas » d’ A. Strindberg (mise en scène François Rancillac à la Comédie de St- Etienne) et à la mise en espace de la lecture de «La douleur » de Marguerite Duras avec Dominique Blanc et Patrice Chéreau à Genève, Sceaux et Reims. Lauréat de la Villa Médicis Hors les Murs au Viêt-nam en 1994 et de la Fondation Unesco / Aschberg au Kenya en 2004, il est invité à plusieurs colloques nationaux autour de la question du mouvement chez les autistes.

Marie Desplechin / écrivain

Après des études de Lettres, Marie Despleschin devient journaliste free-lance avant de se consacrer presque exclusivement à l'écriture de romans et de nouvelles pour adultes et enfants. Après « Le Sac à dos d'Alphonse » et « Rude samedi pour Angèle », la romancière publie en 1995 « Trop sensibles », un recueil de nouvelles très remarqué. Son premier roman pour adulte « Sans moi », connaît un vif succès. Suivront des univers aussi variés que les relations mère-fille dans « Verte », le monde de l'imaginaire dans « Dragons » ou l'éducation d'une jeune fille au XIXe siècle dans « Satin grenadine ». Elle obtient le Prix Médicis 2005 (catégorie essais) avec « La Vie sauve ». Elle participe à des recueils collectifs, aux publications de la nouvelle maison d'édition l'Estuaire. Par ailleurs membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de la non-violence, Marie Desplechin publie régulièrement des articles dans l'Express depuis 2006.
Patrice Chéreau, metteur en scène, et Benjamin Dupé, musicien, les accompagnent pour inventer une écriture scénique de ce mouvement singulier.


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